Assurance auto « catastrophe naturelle » et l’étendue de la couverture

Assurance auto « catastrophe naturelle » et l’étendue de la couverture

A une certaine période, la France a connu des épisodes pluvieux d’une rare intensité. Le dégât des eaux a eu d’importants impacts sur les habitations et les véhicules dans plusieurs localités. En 2018 par exemple, les eaux ont emporté des centaines de voitures dans les Corbières, département des Alpes-de-Haute-Provence. A Paris, la Seine a débordé sur les berges à cause d’une forte précipitation en deux jours, l’équivalent d’un mois de précipitations. Les autorités locales des communes touchées ont réclamé la déclaration de catastrophe naturelle. Qu’en est-il des droits des automobilistes sinistrés et de la couverture de leur assurance auto sur les voitures emportées par l’eau ?

Une assurance auto n’indemnise les victimes pour cause une catastrophe naturelle que lorsqu’une publication d’un arrêté interministériel est fait au Journal officiel. Cette publication liste les zones concernées et les sinistres indemnisables au titre de la catastrophe naturelle. Pour les sinistrés donc, c’est le signal pour engager les démarches auprès de leurs assureurs.

 

Les caractéristiques d’une garantie catastrophe naturelle

L’article L. 125-1, alinéa 3, du Code des assurances conditionne la catastrophe naturelle. C’est la survenance d’une intensité anormale d’un agent naturel malgré les mesures prises pour prévenir les dommages. Il peut s’agir d’inondation, de coulée de boue, de tremblement de terre, d’avalanche… Cependant, les assurés doivent savoir que la garantie « catastrophes naturelles » n’est pas toujours acquise dans tous les contrats. C’est une garantie optionnelle pour une assurance auto au tiers, mais elle inclut dans un contrat tous risques. De ce fait, beaucoup de sinistrés découvrent tardivement qu’ils ne sont pas couverts suite à une catastrophe naturelle. Mais il peut être aussi compliqué pour les assurés de faire jouer cette garantie lorsque l’état de catastrophe naturelle n’est pas déclaré. Il y a toutefois une autre possibilité pour prendre en charge les dommages subis.

 

Obtenir une indemnisation en dehors de l’état de catastrophe naturelle

Les assureurs proposent une garantie appelée « Tempête – Evénements climatiques – Forces de la nature ». Celle-ci couvre les dommages en cas d’inondation, de coulée de boue, de tremblement de terre ou encore d’avalanche sans que l’état de catastrophe naturelle ait été déclaré. Cependant, il faut que le dommage concerne plusieurs véhicules ou habitations dans la zone. L’assuré doit fournir un certificat d’intempéries et des articles de presse comme preuve des dégâts générés par l’événement climatique. Lorsque l’état de catastrophe naturelle est déclaré, l’assuré ne peut pas faire jouer la garantie  « Tempête – Evénements climatiques – Forces de la nature ».

 

Déclaration de sinistre pour catastrophe naturelle

Les assurés disposent d’un délai légal de 10 jours pour déclarer le sinistre à leur assureur à compter de la publication de l’arrêté. L’assureur mandate par la suite un expert pour évaluer les dégâts et proposer une indemnisation. Les assureurs bénéficient d’un délai de 3 mois pour la vérification des déclarations et le versement des indemnisations. En cas d’urgence, c’est-à-dire une situation très difficile des assurés, l’assureur est tenu de verser une provision sur les indemnités. Le versement devra se faire dans les 2 mois qui suivent l’arrêté publié. L’indemnisation des sinistres engendrés par une catastrophe naturelle prévoit une franchise. C’est la loi qui fixe le montant des franchises.

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